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Date de création : 07.12.2010
Dernière mise à jour : 18.11.2011
23 articles


THOMAS OU LA FOI A L’EPREUVE DU DOUTE

Publié le 03/05/2011 à 06:12 par maniebedepascal Tags : femmes message soi livre dieu éléments contemporain

THOMAS OU LA FOI A L’EPREUVE DU DOUTE

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 20, 29). Cette déclaration du Christ ressuscité à Thomas pourrait mettre beaucoup d’entre nous dans la joie, puisqu’aucun d’entre nous n’est contemporain de Jésus. Mais le comportement de Thomas est-il vraiment différent de celui que nous adoptons devant les dogmes et déclarations fondamentales de notre foi : Trinité, Incarnation, Immaculée Conception, Résurrection… ?

Le cas particulier de la résurrection nous sert en ce moment d’exemple. Cette résurrection aujourd’hui continue à faire l’objet de beaucoup de doutes autant au sein du monde religieux, celui scientifique, historique et…La recherche des preuves, considérées par plus d’une discipline scientifique comme critères absolus du discours vrai a apporté du sien dans la discussion.

La résurrection du Christ, dès le matin de Pâques fait déjà l’objet de beaucoup de doutes. Déjà, « Les Onze et les autres » vont les premiers refuser d’accorder du crédit au message de la résurrection. Pour saint Jean, ce sont les personnes qui portent le message qui conduisent à cette incroyance…des radotages des femmes (Jn 24, 9). Tout au long de la propagation de ce message, il ne sera jamais accepté au premier instant. Ce qui n’est pas nouveau dans l’histoire du salut. Le doute a toujours précédé la foi dans la révélation. Et les meilleures pages de l’histoire de notre salut ont été construites à partir d’un doute, duquel a jailli à la foi.

Abraham, qui est présenté comme notre père dans la foi, n’a pas manqué d’afficher le doute aux différentes promesses que le Seigneur lui a faites (Gn 17, 17). Son doute est basé sur le fait que les promesses faites à son endroit soient humainement impossibles. C’est justement à ce moment que doit intervenir notre foi. Notre doute peut être dû à la faiblesse de notre chair. Ainsi, dans notre logique anthropomorphiste, nous croyons comme Abraham, que Dieu soit incapable de réaliser ses promesses. En cela, si notre chair nous entraine au doute, il serait facile pour nous d’admettre que nous sommes des êtres fait pour le doute. Alors nous ne pouvons vraiment nous défaire du doute dans notre vie ; d’où la résolution de l’utiliser comme un fortifiant pour notre foi.

L’exemple de Thomas que nous a présenté l’évangile d’aujourd’hui, nous montre très bien que du doute, l’on peut arriver à construire une foi « indestructible ». En réalité la foi a besoin des éléments assez solides pour qu’elle subsiste au gré des vents et tempêtes qui rythment nos jours. Lorsque saint Thomas aboutit à sa déclaration de foi « Mon Seigneur et mon Dieu », c’est après avoir élagué toutes les interrogations qui surgissaient de part et d’autre de son esprit. Du doute, c’est la foi qui sort bien construite à partir des piliers solidement fixés. Désormais, Thomas est bien informé sur les points fondamentaux de sa foi. Il a lui-même fait l’expérience de Dieu.

C’est tout d’abord une invite faite à chacun d’entre nous de bien approfondir les piliers de notre foi. Combien d’entre nous ont déjà pris la peine de lire un livre de la Bible dans le but d’approfondir sa foi ? Que savons-nous vraiment des points forts de la doctrine de l’Eglise catholique : les différents sacrements de l’Eglise et leur rôle, les différentes prières de l’Eglise, la signification des différents rites etc… ? Si nous ne prenons pas des informations sûres à ce sujet, nous nous laisserons instruire par des sectes, prédateurs aux aguets.

En plus d’une invitation à une meilleure connaissance de Dieu, l’expérience de Thomas invite chacun d’entre nous à faire une expérience personnelle de Dieu. C’est au nom de cette expérience personnelle que nous serons mieux outillés à parler de Dieu. Le doute apparait alors en ce moment comme la pierre angulaire qui construit la foi. Celui qui place son doute au départ, voit très bien que c’est Dieu qui l’acteur principal de notre expérience d’amour avec lui. Le Christ admet que « croire sans avoir vu » est une activité qui ne va pas de soi. C’est pourquoi il déclare « Heureux » ceux qui croient sans avoir vu

La foi apparait en définitive, non pas comme un état dans lequel se trouve celui qui a adhéré au message de salut du Christ, mais comme un état en perpétuel construction et rythmé par les aléas des la vie : elle fait alors son chemin avec nos doutes quotidiens.

Pascal de Saint Joseph, ocd.